Lors de la séance plénière de la Constituante du 25 mai dernier, consacrée au premier débat sur les droits fondamentaux, la référence à plusieurs droits sociaux a été biffée du projet élaboré par la commission préparatoire. Ces droits ont été remplacés par un amendement déposé par le constituant Patrick-Etienne Dimier.
Etant donné le terrain d’action et l’expertise que Caritas Genève et le Centre social protestant ont développé en matière de prestations et de politique sociale, ces deux institutions considèrent qu’il est inacceptable et dangereux que le projet de Constitution tel qu’il se présente actuellement remette en question des droits fondamentaux qui consacrent une dignité humaine à vocation universelle.
Se voulant au-delà des positions partisanes mais en lien avec leurs engagements aux côtés des personnes en difficulté, Caritas et le CSP ont décidé d’interpeller par écrit les membres de la Constituante à propos de deux droits fondamentaux: le droit à un niveau de vie suffisant et le droit au logement.
Caritas Genève et le Centre social protestant s’engagent également à suivre attentivement ces prochains mois l’avancement des discussions et des travaux de la Constituante à ce sujet et ne manqueront pas d’intervenir si nécessaire.
|